La performance énergétique des logements est devenue une préoccupation majeure pour les propriétaires bruxellois. Un mauvais certificat PEB peut influencer le confort des occupants, les dépenses énergétiques, la valeur du bien et les travaux à prévoir dans les prochaines années.
La Région de Bruxelles-Capitale a désormais fixé des objectifs de performance énergétique pour l’ensemble des logements. Il est donc préférable de connaître dès aujourd’hui le score de son habitation et d’anticiper les éventuelles rénovations.
Qu’est-ce que le score PEB ?
Le certificat PEB évalue la performance énergétique théorique d’une maison ou d’un appartement. Le calcul est réalisé de manière standardisée afin de pouvoir comparer différents logements, indépendamment des habitudes de consommation de leurs occupants.
Le résultat est exprimé en kilowattheures d’énergie primaire par mètre carré et par an, soit en kWh/m²/an. Il est ensuite traduit par une classe énergétique allant de A à G :
la classe A correspond aux logements les plus performants ;
les classes B et C correspondent à des logements relativement efficaces ;
les classes D et E présentent encore un potentiel d’amélioration ;
les classes F et G concernent les logements les plus énergivores.
Le certificat PEB ne se limite toutefois pas à une lettre. Il reprend également les caractéristiques du logement, les installations techniques, les éventuelles énergies renouvelables et un scénario de travaux recommandé.
Quel objectif PEB faut-il atteindre pour 2033 ?
Au plus tard le 1er janvier 2033, les logements bruxellois concernés devront atteindre une consommation théorique d’énergie primaire inférieure ou égale à 275 kWh/m²/an.
Selon l’échelle actuellement utilisée, cela correspond à une classe énergétique E au maximum. En pratique, les logements classés F ou G sont donc les premiers concernés par les travaux de rénovation énergétique à anticiper.
Il ne faut cependant pas attendre 2032 pour commencer à analyser son logement. Une rénovation peut demander plusieurs années de préparation, notamment lorsqu’elle concerne une copropriété, une façade, une toiture, un permis d’urbanisme ou des investissements importants.
Quel sera l’objectif suivant ?
Une deuxième étape est également prévue. Au plus tôt en 2045, les logements devront atteindre une consommation théorique maximale de 150 kWh/m²/an.
Selon les classes actuellement utilisées, cet objectif correspond à une classe énergétique C au maximum. La date précise dépendra toutefois de l’entrée en vigueur des dispositions concernées.
À plus long terme, la Région vise également une consommation théorique moyenne de 100 kWh/m²/an pour l’ensemble des bâtiments résidentiels bruxellois en 2050. Il s’agit d’un objectif moyen régional et non nécessairement d’un seuil individuel identique pour chaque logement.
Tous les propriétaires devront-ils disposer d’un certificat PEB ?
Actuellement, le certificat PEB est notamment obligatoire lors de la vente ou de la mise en location d’un logement bruxellois de 18 m² ou plus.
La réglementation prévoit toutefois une généralisation progressive du certificat à tous les logements, y compris ceux qui sont occupés par leur propriétaire ou qui ne font pas l’objet d’une transaction immobilière. La date précise de cette généralisation dépend encore de l’entrée en vigueur des nouveaux arrêtés et du futur logiciel PEB. Bruxelles Environnement indique qu’un certificat valide pourrait devenir obligatoire pour chaque bien à partir de la fin de l’année 2030 au plus tôt.
Cette échéance doit donc être considérée comme une date minimale envisagée et non comme une obligation déjà entrée en vigueur pour tous les logements.
Quels logements doivent être rénovés en priorité ?
Les logements classés F ou G devraient être analysés en priorité, puisqu’ils risquent de ne pas atteindre l’objectif prévu pour 2033.
Un logement classé E atteint théoriquement le premier objectif selon l’échelle actuelle. Cela ne signifie cependant pas qu’aucun travail ne devra jamais être réalisé. Pour anticiper l’objectif suivant, correspondant actuellement à une classe C, il peut être intéressant de planifier progressivement les améliorations.
Pour un logement classé D, C, B ou A, la situation est généralement plus favorable. Il reste néanmoins utile de vérifier si le certificat correspond encore à l’état réel du bien, particulièrement lorsque des travaux ont été effectués depuis sa réalisation.
Quels travaux permettent d’améliorer le PEB ?
Les améliorations les plus efficaces dépendent de chaque bâtiment. Les travaux peuvent notamment concerner :
l’isolation de la toiture ;
l’isolation des façades ou des murs creux ;
l’isolation des planchers et des plafonds de cave ;
le remplacement des fenêtres et des vitrages ;
l’amélioration du système de chauffage ;
la production d’eau chaude sanitaire ;
la régulation du chauffage ;
la ventilation ;
l’installation de panneaux photovoltaïques ;
l’amélioration de l’étanchéité à l’air.
Il n’existe pas une solution identique pour toutes les habitations. Remplacer une chaudière peut être pertinent dans un logement, tandis que l’isolation de la toiture sera prioritaire dans un autre.
Le certificat PEB actuel propose un ordre indicatif de travaux afin d’améliorer la performance du logement. Les recommandations ne sont pas toutes individuellement obligatoires : le propriétaire conserve le choix des interventions, à condition que le logement atteigne les objectifs réglementaires applicables.
Faut-il réaliser tous les travaux en une fois ?
Pas nécessairement. Une rénovation énergétique peut être organisée par étapes, en fonction du budget, des priorités techniques et des autres projets prévus dans le logement.
Cette planification doit toutefois être cohérente. Il est par exemple préférable de réfléchir à l’isolation avant de dimensionner un nouveau système de chauffage. De la même manière, le remplacement des châssis doit être accompagné d’une réflexion sur la ventilation afin d’éviter les problèmes d’humidité et de condensation.
Un plan de rénovation permet d’identifier :
les travaux les plus urgents ;
les améliorations les plus efficaces ;
l’ordre logique des interventions ;
le budget à prévoir ;
les travaux pouvant être regroupés ;
le score PEB susceptible d’être atteint.
Pourquoi faire établir un certificat PEB avant 2033 ?
Même lorsqu’aucune vente ou location n’est prévue, un certificat PEB peut constituer un point de départ utile pour préparer une rénovation.
Il permet notamment de connaître le score actuel du logement, de vérifier s’il atteint déjà l’objectif de 2033 et d’identifier les principaux postes de déperdition énergétique.
Le certificat peut également révéler que certaines informations sont inconnues ou insuffisamment documentées. Une isolation réellement présente mais non visible peut, par exemple, ne pas être intégrée favorablement en l’absence d’une preuve acceptable.
Les factures, photos de chantier, fiches techniques, plans ou documents de primes doivent donc être conservés soigneusement. Bruxelles Environnement recommande d’actualiser le certificat lorsque des travaux ont été effectués ou lorsque de nouveaux documents techniques permettent de préciser les caractéristiques du logement.
Comment PrimoReno peut-il vous accompagner ?
PrimoReno réalise vos certificats PEB et vous aide à mieux comprendre les performances énergétiques de votre habitation.
Nous pouvons également analyser les principales améliorations envisageables, établir une stratégie de rénovation cohérente et vous accompagner dans la préparation de votre projet.
Nous intervenons à Bruxelles ainsi que dans le Brabant wallon, la province de Namur et le Hainaut.
Vous souhaitez savoir si votre logement respecte les futurs objectifs PEB ? Contactez PrimoReno afin d’obtenir une analyse adaptée à votre bien et à votre projet.